Linky

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Tout savoir sur les compteurs Linky     (Source)

Noisy Mag – n°230 – Janvier 2017

Gestionnaire du réseau d’électricité, Enedis (ex-ERDF) met en place progressivement de nouveaux compteurs d’ici 2019. Le point information médiation multiservices de Noisy (Pimms) propose
une information sur ces compteurs dits « intelligents » le 19 janvier à 14h au Pimms, le 9 février à 9h30 en mairie et le 4 mars à 9h30 au Pimms. Pimms de Noisy : 11 mail Federico-Garcia-Lorca, 01 43 05 18 89

 

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Compteur LINKY à Noisy-Le Grand : Procès Verbal du 17/11/2016 (partie de la page 23)             (Source)

Le ministère de l’environnement a réalisé une expertise qui réfute tout risque sanitaire lié au compteur intelligent appelé «Linky». Dans une décision de mars 2013, le Conseil d’État a confirmé cette absence de risque. S’agissant d’une éventuelle atteinte à la vie privée, des dispositions existent visant à encadrer la communication des données personnelles afin d’en assurer la confidentialité. La notion d’atteinte à la libre administration est rejetée par ce même arrêt du Conseil d’État.
Mme le Maire précise, selon les informations qui ont été portées à sa connaissance par ERDF, que le déploiement du compteur «Linky» n’aurait aucun impact sur la facture de chacun des usagers. La fourniture du compteur et l’intervention de la pose ne seraient pas facturées aux consommateurs. ERDF assurerait la totalité du financement de l’investissement nécessaire, estimé à environ 5 millions d’euros. Le projet a fait l’objet d’un cadre de régulation spécifique adopté par la Commission de régulation de l’énergie en juillet 2014 et garantit la neutralité financière du projet pour le consommateur.

S’agissant les champs électromagnétiques, ERDF confirme que le niveau d’exposition est très inférieure à celle de la plupart des appareils électroménagers courants. Une étude a été menée par l’Agence nationale des fréquences.

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Peut-on refuser un compteur Linky ?            (Source)

Blog Le Monde – 23/08/2016

Depuis le 1er décembre 2015, le distributeur d’électricité Enedis (ex ERDF) a commencé à remplacer les 35 millions de compteurs français par des compteurs communicants « Linky ».
Certains lecteurs de Sosconso nous demandent s’ils ont le droit de s’y opposer.

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Faut-il avoir peur de Linky ?……….. (Source)

60 millions de consommateurs – 15/06/2016 –

Le déploiement du nouveau compteur électrique suscite de nombreuses craintes. Résistent-elles à l’épreuve des faits ? Nous avons vérifié.

Voir l’article complet, sinon à noter :

Dangereux ? Des réactions controversées

Voilà sans doute la question la plus inquiétante : Linky émet-il ou non des ondes électromagnétiques dangereuses pour la santé ? Les opposants rappellent que les radiofréquences ont été classées potentiellement cancérogènes pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Soit, mais c’était plutôt l’utilisation du téléphone portable qui était visée. Alors, qu’en est-il précisément de Linky ?

Pour les opposants, il n’y a pas de doute

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie par le ministère de la Santé et devrait rendre un avis d’ici la fin de l’année. On peut trouver que c’est bien tardif. Certes, mais à l’inverse on peut aussi regretter que les opposants estiment l’affaire entendue : pour eux, Linky est dangereux. Le dispositif utilise deux technologies pour communiquer : le courant porteur en ligne (CPL) entre le compteur et le concentrateur de quartier, et le réseau GSM – le même que pour les téléphones portables – entre le concentrateur et le centre de gestion d’Enedis.

Le courant porteur en ligne accusé de tous les maux

On peut s’étonner que le courant porteur en ligne concentre les critiques, car il est déjà largement utilisé. Les fournisseurs d’accès Internet notamment proposent à leurs clients des prises CPL pour faire communiquer leur box Internet avec leur box télé. Mais les opposants font valoir qu’avec Linky, les clients n’ont pas le choix, le CPL leur est imposé en masse.

Le CPL consiste à ajouter une fréquence supplémentaire sur les fils électriques existants pour transporter des données. La fréquence pour Linky est à 75 kHz. Est-ce dangereux ? L’association Robin des Toits soutient que oui. Elle explique que le réseau électrique a été conçu pour supporter un courant à 50 Hz, pas une fréquence à 75 kHz. Selon eux, l’ajout de la fréquence ferait « rayonner tout le réseau » en permanence.

Des critiques dénuées de fondement

Le problème, c’est que nous avons demandé fin février à Robin des Toits quelles mesures avaient été faites pour mesurer ce rayonnement. Mais l’association n’a pas pu nous en fournir et elle a répondu qu’elle était en train de les organiser ! Quant à la vidéo qui circule et montre une sonde avec des chiffres qui montent lorsque l’on s’approche du compteur ou d’une prise électrique, difficile de lui accorder la valeur de preuve qu’elle prétend avoir. Tous les appareils électriques rayonnent !

De son côté, Enedis fait des mesures. Ces dernières montrent qu’il y a bel et bien un champ supérieur lorsque le compteur communique, mais qu’il est très faible. La valeur relative du champ électrique généré (écart entre le compteur et le bruit ambiant) est de l’ordre de 0,1 V/m à 20 cm de l’appareil. On ne distingue plus rien à partir de 30 cm.

Un réel besoin d’études indépendantes

Le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) a également fait des mesures. Résultat : « Les lieux proches des systèmes CPL et des compteurs télérelevés sont exposés à des champs électromagnétiques faibles. » Il préconisait néanmoins « une distance de prévention de deux mètres pour des expositions non impactantes dans les lieux de vie ». L’Anses pourrait-elle reprendre cette recommandation ?

Quant à l’Agence nationale des fréquences (ANFR), elle vient de rendre publiques les siennes. Elles sont rassurantes : le compteur en lui-même n’émet pas plus qu’un compteur classique. Et lorsqu’il communique via les CPL, l’augmentation des émissions est très faible. L’ANFR promet de poursuivre ses mesures chez des particuliers. Elle peut déjà être saisie par tout citoyen qui souhaite faire mesurer l’exposition aux ondes électromagnétiques dans un lieu d’habitation ou un lieu accessible au public.

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Faut-il se méfier des compteurs Linky ?             (Source)

LE MONDE

Des communes s’opposent à l’installation sur des compteurs « intelligents » qu’ERDF doit généraliser à l’ensemble des foyers français d’ici à 2021.
La grogne monte autour des compteurs « intelligents » Linky, d’ERDF, la filiale d’EDF gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. Expérimenté depuis 2010 à Lyon et en Indre-et-Loire, ce nouvel outil communiquant est depuis le 1er décembre en phase de déploiement dans tous les foyers français. La loi de transition énergétique du 18 août 2015 prévoit en effet le remplacement de 35 millions de compteurs classiques par des Linky, d’ici à 2021.

Mais cette opération, qui devrait coûter 5 milliards d’euros à ERDF, ne fait pas l’unanimité. Sollicitées par des habitants, près de quatre-vingts petites communes ont adopté des délibérations ou des arrêtés, refusant la pose de ces appareils sur leur territoire.

Le 6 avril, par exemple, la commune de Saint-Macaire (Gironde) votait à l’unanimité une délibération contre l’installation de Linky, soulignant les « facteurs de risque pour la santé des habitants » et le coût « économiquement et écologiquement non justifié de se débarrasser des compteurs actuels qui fonctionnent très bien et qui ont une durée de vie importante ». Le conseil municipal souligne que les compteurs électriques appartiennent aux collectivités et non à ERDF.

Le président de l’Association des maires de France, François Baroin, a écrit le 17 mars au premier ministre, Manuel Valls, pour demander à l’Etat « d’informer les maires sur les limites de leur capacité à agir dans ce domaine » et de « fournir de manière objective et transparente aux habitants inquiets les réponses qu’ils attendent ».

  • Pourquoi de nouveaux compteurs ?

L’objectif de ces nouveaux appareils « intelligents » est de connaître la consommation d’électricité des usagers en temps réel, et de pouvoir en conséquence mieux la maîtriser pour faire des économies.

Pour l’heure, l’apport de Linky réside essentiellement dans l’automatisation des relevés de consommation. Ces compteurs collectent les informations de consommation une à deux fois par jour, et les envoient à ERDF par le réseau électrique. Fini dès lors les interventions à domicile : relevé, mise en service, adaptation du contrat se font à distance et donc sans rendez-vous. Aussi les factures ne sont plus établies sur la base d’une consommation estimée et régularisées tous les six mois, mais sur la consommation réelle.

Une fois le nouveau compteur Linky installé dans leur logement, les ménages disposent d’un accès personnalisé et sécurisé à un site mis en place par ERDF où ils peuvent consulter leur consommation journalière, voire horaire pour ceux qui en font la demande. Données qui sont mises à jour quotidiennement.

« Initialement, Linky a été développé par ERDF avant tout pour mieux gérer son réseau. Ce portail dédié mis à disposition par ERDF dont les données ne sont affichées qu’en kilowatt-heure et non en euros n’offre qu’un service de base peu attractif », relève Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie-environnement d’UFC-Que choisir qui déplore que la phase d’expérimentation ait essentiellement consisté en des tests techniques, et n’est jamais été pensée d’un point de vue du consommateur. « Le compteur en soi, certes communiquant, ne permet pas de faire des économies, insiste-t-il. Ce sont les services développés autour, en interconnexion, qui en feront un outil de maîtrise de la consommation d’énergie. »

  • De quelle façon Linky permettra-t-il de mieux maîtriser sa consommation d’énergie ?

Ces compteurs intelligents ne révéleront tout leur potentiel qu’avec le développement de services qui permettront aux ménages de mieux comprendre leur consommation et d’économiser l’énergie. Avec leur généralisation, les fournisseurs (EDF, Engie, Direct Energie, etc.) vont pouvoir développer des offres tarifaires adaptées aux besoins de chaque consommateur, et une tarification horaire différenciée, plus fine que le tarif « heures pleines-heures creuses ».

« Avec l’accord explicite des clients, et en anonymisant les données, d’autres acteurs privés ou publics, les collectivités territoriales notamment, pourront aussi proposer des services d’aide à la maîtrise de la consommation d’énergie, notamment en apportant des éléments comparatifs pour se situer par rapport à d’autres ménages équivalents », explique David Marchal, directeur adjoint productions et énergies durables de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) qui accompagne déjà un tel projet à Lorient.

Linky trouve aujourd’hui toute son utilité dans les expérimentations de « smart grid », ces réseaux électriques intelligents développés à l’échelle de quartier. Avec le réseau IssyGrid, premier réseau de quartier opérationnel en France à Issy-les-Moulineaux, dans les logements équipés d’un système de domotique et de Linky, les habitants peuvent suivre leur consommation réelle, globale et par usage (éclairage, chauffage, eau chaude et eau froide). Demain, des services offriront une connaissance plus fine encore des consommations par type d’équipements domestiques.

« Pour tous ces services, il est essentiel d’accompagner les ménages pour qu’ils s’emparent de ces outils et se penchent sur la maîtrise de leurs consommations, insiste David Marchal. Des études réalisées à l’étranger montrent que, selon les outils mis en place et l’acquisition progressive d’une culture de l’énergie par les personnes, les économies sur les gestes quotidiens peuvent aller jusqu’à 10 %. »

  • Les ondes émises par les compteurs Linky sont-elles dangereuses pour la santé ?

Linky est connecté à Internet, non pas par Wi-Fi, ou GSM, mais par un système de courant porteur en ligne (CPL), sur les fils électriques de la maison. S’il n’y a ainsi pas d’émetteur comme un routeur Wi-Fi pour la connexion internet, il peut y avoir un rayonnement au niveau des câbles.

Ce type d’émissions électromagnétiques est classé « cancérogène possible » par l’OMS. Cependant, le rayonnement du Linky est très faible. Selon les évaluations réalisées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), il est de 0,1 volt par mètre, soit 120 fois moins qu’un fer à repasser ou qu’un frigidaire, 800 fois moins qu’un grille-pain et 150 fois moins qu’une ampoule basse consommation.

  • Les données des utilisateurs sont-elles protégées ?

Les compteurs Linky ont aussi suscité de nombreuses interrogations de la part des défenseurs de la vie privée. En cause, principalement, la collecte de la « courbe de charge » – la consommation électrique heure par heure. Cette donnée est très précieuse pour ERDF, mais elle est aussi très révélatrice d’informations privées : on peut en déduire les présences et absences du domicile, le type de chauffage, les moments où une personne prend une douche… Sans parler d’utilisation « hors norme » du réseau, par exemple la présence de lampes à forte puissance utilisées pour la culture de plants de cannabis.

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) avait donc émis des recommandations plutôt strictes sur la collecte de ces informations – et leur transmission éventuelle à des tiers. La CNIL a autorisé l’enregistrement de ces données, mais seulement au niveau local (dans le compteur lui-même). Cet enregistrement est activé par défaut mais peut être coupé par l’utilisateur – la transmission des informations à ERDF doit, elle, faire
l’objet de l’accord explicite du client.

  • Les citoyens peuvent-ils refuser l’installation d’un compteur Linky ?

Les associations Robin des toits et Priartem, qui défendent les personnes souffrant d’hypersensibilité aux ondes, appellent les citoyens à refuser l’installation de Linky. L’UFC-Que choisir, comme 60 Millions de consommateurs, conseillent cependant la prudence : « Le remplacement d’un compteur fait partie des conditions générales du contrat de distribution. Comme hier les compteurs électromécaniques ont été remplacés par des compteurs électroniques, aujourd’hui une nouvelle génération de compteurs communiquant est installée. Pour l’instant ERDF ne sévit pas, mais refuser la pose de Linky c’est courir le risque de voir son électricité coupée », explique Nicolas Mouchnino.

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Compteur Linky – Peut-on le refuser ?              (Source)

Que choisir – 02/03/2016

La généralisation de Linky suscite des inquiétudes, les nombreuses questions reçues à Que Choisir en témoignent. Parmi celles-ci, certains nous demandent s’ils peuvent refuser l’installation de ce nouveau compteur électrique. Nous nous sommes penchés sur la question. Et voici nos réponses.

 

Quelles conséquences si je refuse le compteur Linky ?

 

Dans l’immédiat aucune. ERDF a 35 millions de compteurs à poser et ne va sans doute pas perdre de temps à tenter de convaincre les récalcitrants. Dans l’avenir, c’est différent. Toutes les opérations se faisant à distance avec Linky, les déplacements pour les relevés de compteurs qui auraient dû être changés pourraient être facturés. Et le jour où l’ancien compteur tombera en panne, l’intervention se soldera par la pose… d’un compteur communicant !

L’avis de QC

La généralisation des compteurs Linky étant une obligation légale bien cadrée (loi + décret d’application + arrêté), les recours seront difficiles en cas de facturations élevées pour des compteurs classiques. En 2012, l’UFC-Que Choisir avait engagé une action contre l’arrêté de généralisation, sans succès malheureusement.

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Compteur Linky

L’intérêt des consommateurs à la trappe

Source, Que choisir – 02/12/2015

Personne ne peut l’ignorer tant ERDF communique sur le sujet, l’installation des compteurs électriques Linky a démarré ce 1er décembre. D’ici 6 ans, fin 2021, ils auront remplacé les 35 millions de compteurs électriques existants. Mais alors que Linky aurait pu servir d’indicateur fiable de sa consommation électrique, son intérêt est limité, il risque même de faire gonfler la facture de millions d’usagers.

 

C’est assurément une bonne nouvelle pour l’équilibre du réseau électrique et pour les filiales d’EDF qui en ont la charge, ERDF côté gestion du réseau, RTE côté transport de l’électricité. En connaissant à la minute près la courbe des consommations, en pouvant reporter la demande à tout moment sans même que les usagers s’en aperçoivent, le compteur électrique Linky est un outil formidable d’ajustement des consommations d’électricité aux moyens de production disponibles. De ce point de vue, la généralisation de Linky peut être un élément de l’évolution du mix électrique et participer à l’atteinte des objectifs climat de la France.

C’est aussi une excellente nouvelle pour les fournisseurs d’électricité, EDF et ses concurrents. Ils vont pouvoir proposer toute une panoplie d’offres tarifaires incluant des services payants.

L’énorme problème, c’est que Linky n’apporte rien, strictement rien aux usagers. Il risque même d’alourdir leurs factures sans contrepartie !

À l’origine, il devait permettre un affichage des consommations en temps réel dans un endroit bien visible du logement, seul moyen pour que chacun prenne conscience de ses dépenses d’électricité et réduise sa facture en faisant des économies d’énergie.

Factures d’électricité alourdies

Mais ni les gouvernements de droite ni ceux de gauche qui se sont succédé depuis l’origine du projet n’ont imposé cette exigence d’affichage à ERDF. La loi de transition énergétique ne répare ce manquement qu’à la marge. Seuls les ménages en précarité énergétique pourront voir leurs consommations s’afficher en temps réel, tant en kWh qu’en euros. Mais il n’est même pas sûr que ce soit en temps réel. Tel qu’il est installé actuellement, Linky n’est pas apte à communiquer avec un afficheur déporté. Un comble pour un compteur dit communicant !

Pire encore, Linky va alourdir la facture d’électricité des ménages. D’abord parce que même s’il n’apparaît pas en tant que tel et qu’ERDF assure pouvoir le financer par des gains de productivité, son coût pourrait finalement y être intégré via le tarif d’acheminement de l’électricité.

Surtout parce que d’après une étude menée par l’UFC-Que Choisir sur un panel de consommateurs, 37 % des ménages consomment au-delà de leur puissance d’abonnement. Les compteurs actuels supportent ces dépassements ponctuels sans disjoncter, Linky pas toujours. De nombreux usagers pourraient avoir à souscrire à une puissance plus élevée, donc à un abonnement plus cher !

Côté consommateurs, en pleine COP 21 et alors que la France se veut exemplaire, le compteur Linky a tout d’un loupé de la transition énergétique.

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Dangereux ou pas ?

 

Source,Que choisir – 13/01/2016

Experts d’ERDF qui rassurent d’un côté, associations Robin des toits et Next-up qui inquiètent de l’autre, le compteur Linky fait l’objet d’informations radicalement contradictoires quant à ses éventuels risques pour la santé et le logement. Que Choisir fait le point.

 

SOMMAIRE
  • 1. Ondes des radiofréquences « cancérogènes possibles »
  • 2. Le comparateur énergie de Que Choisir

Que l’association Robin des toits déroule un argumentaire très alarmiste sur le compteur Linky n’a rien d’étonnant. Voir des dangers dans toutes les technologies sans fil, c’est sa raison d’être. Elle n’en est pas à son coup d’essai. Ses premières armes, elle les a faites sur les antennes-relais des téléphones portables, dénonçant haut et fort une horreur sanitaire. L’exposition aux ondes électromagnétiques vient pourtant beaucoup plus des téléphones portables eux-mêmes que de leurs antennes-relais.

Avec Linky, Robin des toits enfourche un nouveau combat : le compteur génèrerait des ondes électromagnétiques dangereuses. De son côté, l’association Next-up y ajoute un tableau terrifiant sur les risques d’incendies, de pannes des appareils électriques, de dysfonctionnements de la domotique.

En face, ERDF, la filiale de distribution d’EDF, nie tout en bloc. Les ondes électromagnétiques ? Absurde. Accusé de tous les maux, le courant porteur en ligne (CPL) « s’arrête au compteur, et ce dernier ne communique que quelques secondes avec son concentrateur qui recueille les données par CPL, et c’est entre minuit et 6 heures du matin ». La domotique perturbée, avec les volets roulants, la porte de garage ou l’arrosage automatique qui ne répondent plus ou se déclenchent intempestivement ? Impossible. « Sur les 300 000 compteurs Linky qui fonctionnent depuis 5 ans, on n’a eu aucun problème sur la domotique, on n’a jamais constaté de perturbations électromagnétiques, assure Bernard Lassus, directeur du programme Linky chez ERDF. C’est un point que nous suivons de très près ». Les quelques incendies ? « Le compteur lui-même n’est pas en cause, martèle ERDF, il s’agit d’une erreur d’installation, d’un défaut de serrage qui provoque un court-circuit et qui peut se produire tout autant avec un compteur traditionnel. » ERDF dit former et contrôler les entreprises de pose au plus près pour que ça ne se reproduise pas.

Ondes des radiofréquences « cancérogènes possibles »

Alors qui croire ? La technologie CPL utilise les fils électriques classiques qui fournissent le courant. Dans le cas du compteur Linky, elle y transmet les données par radiofréquences de 75 kilohertz. Or ces câbles électriques classiques ont été conçus pour le 50 hertz du courant électrique, pas pour les champs électromagnétiques des radiofréquences. L’inquiétude est donc légitime, d’autant que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les ondes des radiofréquences dans la catégorie « cancérogène possible », ce qui n’a rien d’anodin.

Reste que l’exposition domestique aux ondes vient avant tout des téléphones portables, puis du Wi-Fi, bien avant la technologie CPL qui est d’ailleurs déjà très répandue, tant pour la domotique que pour assurer la connexion à Internet. Face à toutes ces sources, la contribution du compteur Linky ne peut être que mineure.

Si inquiétudes il doit y avoir, elles portent plus sur le risque de perturbations qui dérèglerait des systèmes ou des appareils, la technologie CPL ayant été souvent mise en cause sur ce point. « Il peut y avoir des interférences avec des appareils qui fonctionnent sur la même fréquence, confirme Jean-Charles Lebunetel, maître de conférences à l’Université de Tours et spécialiste de la compatibilité électromagnétique. Mais en l’occurrence c’est plutôt la transmission CPL de Linky qui risque d’être affectée. » Directeur de recherches CNRS à l’IETR, l’Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes, Philippe Besnier travaille sur les interférences et la compatibilité électromagnétique. « Ces nouveaux systèmes coexistent avec de nombreux autres parfois bien plus émetteurs de signaux parasites et de champs électromagnétiques que les courants porteurs en ligne, souligne-t-il, et les appareils sont testés en laboratoire. Mais les normes de compatibilité électromagnétique sont édictées à un moment donné, elles n’avancent pas toujours aussi vite que les nouvelles technologies, il faut être attentif aux remontées de terrain. »

Quant au risque d’incendie, il est rare mais réel, avec 8 cas recensés pour 300 000 compteurs installés pendant l’expérimentation. C’est trop, d’autant que Linky ne présente aucun intérêt pour les consommateurs. Il pourrait même alourdir la facture d’électricité !